
Sommaire
|
Page |
|
En
bref : Le
mythe SLR : Mercedes-Benz perpétue la légende |
2 |
|
En
clair : |
|
|
SLR
: une légende en trois lettres Portraits
: le SLR classique et quelques-uns de ses pilotes Ø
Sir Stirling Moss Ø
Denis Jenkinson Ø
John Cooper Fitch
Ø
Hans Hermann |
6 19 19 21 23 25 |
Caractéristiques
techniques :
·
Voiture de course Mercedes-Benz 300 SLR (1955) ·
Prototype sport Mercedes-Benz 300 SLR (1955)
Rendez-vous : ·
Mercedes-Benz SLR en 2003 : apparitions publiques
de la légendaire Flèche d’Argent portant le numéro de départ 722 |
27 28 29 |
Interlocuteur
JoAnne Caza
416-467-2286
caza@mercedes-benz.ca
Arden Nerling 416-467-2273 nerling@mercedes-benz.ca
·
Le
nouveau SLR Mercedes-Benz McLaren fêtera sa première mondiale
à l’automne prochain
·
1955 :
l’année de tous les succès pour le SLR
·
Doublés
historiques : Mille Miglia, course de l’Eifel, Targa Florio et
Tourist Trophy
·
Rudolf
Uhlenhaut : l’inventeur du coupé SLR pour conduite sur route
Huit
cylindres, 2 982 cm³, jusqu’à 310 ch et une vitesse de pointe de plus
de 300 km/h, telles étaient les performances de cette Flèche d’Argent
qui s’arrogea fièrement la première place dans toutes les courses sur route
qu’elle disputa en 1955 : Mille Miglia, Targa Florio, Tourist Trophy, course
de l’Eifel et Grand Prix de Suède.
Sur
la base de cette voiture couronnée de succès, Rudolf Uhlenhaut (1906-1989),
alors chef des essais VP et directeur du développement des voitures de course
chez Mercedes-Benz, mit au point une version coupé adaptée à la conduite sur
route. Celle-ci combinait le design et la technique du 300 SL à
portes-papillon produit depuis 1954 avec les qualités propres au modèle de
compétition. Baptisé « coupé 300 SLR », ce véhicule est plus
connu des amateurs sous le surnom de « coupé Uhlenhaut ». Son
apparition sur les routes, à la fin de l’année 1955, fut particulièrement
remarquée.
Une
carrosserie élancée avec un capot très allongé, de gros tubes d’échappement
latéraux, des fentes de ventilation et des roues à rayons très caractéristiques,
un cockpit élégant avec sa vitre panoramique bombée : cette « voiture
de tourisme faite pour la vitesse », comme
aimait à le souligner son créateur, Rudolf Uhlenhaut, faisait tout honneur à
ce nom. Avec ses 1 117 kg et 310 ch, le « coupé Uhlenhaut »
atteignit lors des essais jusqu’à 290 km/h (donnée usine : 284 km/h).
Ce biplace était ainsi la voiture la plus rapide qui soit immatriculée pour
circuler sur route à cette époque. Mais surtout, c'était « l’une des
voitures les plus fascinantes jamais construite par Mercedes-Benz », comme
l’affirmera plus tard le spécialiste du sport auto Karl Ludvigsen.
Pourtant, le fulgurant coupé SLR ne fut jamais produit en série. Pour le constructeur automobile de Stuttgart, la clientèle du milieu des années cinquante n’était pas prête à accueillir un modèle Gran Turismo aussi énergique. Ainsi, le coupé Uhlenhaut tomba bientôt dans l’oubli, un sommeil favorisé par la décision de la marque à l’étoile de se retirer du même coup de la compétition en 1955. Ce chef-d’œuvre de puissance et d’élégance, dont seuls deux prototypes furent réalisés, n’en devint pas moins une légende.
Le
nouveau SLR Mercedes-Benz McLaren qui fêtera sa première mondiale à
l’automne 2003 perpétue le mythe SLR et réveille la passion des voitures
super sport Mercedes-Benz dont les origines remontent très loin et qui se
manifeste avec une intensité particulière à l’évocation du « coupé
Uhlenhaut ».
Pour
jeter un pont entre la tradition et l’avenir, le modèle Gran Turismo du 21ème siècle
revisite des éléments de style caractéristiques du SLR et s'approprie des détails du design de la Flèche d’Argent qui évolue actuellement
sur les circuits de Formule 1. A
l’image du fascinant coupé SLR de 1955, il transpose sur la route les
technologies les plus modernes utilisées en sport automobile.
Avec
ce véhicule, la marque Mercedes-Benz et son partenaire en Formule 1
McLaren nous
font une magnifique démonstration de leur compétence et de leur expérience en
matière de développement, de conception et de production de voitures de sport
hautes performances. Ce véhicule combine une connaissance et un savoir-faire
qui transparaissent à travers des innovations révolutionnaires, une énergie
impressionnante et des performances routières hors pair, et se manifestent par
un talent des plus exceptionnels pour la sécurité et la conduite au quotidien.
Sur ces fondements, les deux partenaires ont
construit un véhicule d’un grand charisme qui réalise sous tous les
aspects une étonnante synthèse entre le mythe et l’innovation.
Le transfert du savoir-faire de la Formule 1 vers le développement de la voiture de sport est notamment illustré par l’emploi de matériaux composites renforcés aux fibres de carbone dans la production de série, plus particulièrement pour la fabrication du
Les freins de cette voiture de
sport de hautes performances sont eux aussi fabriqués avec un nouveau matériau
composite innovant, à savoir : de la céramique
renforcée aux fibres. Ce matériau se caractérise par une très haute résistance
à la chaleur, par une excellente stabilité ainsi que par une longue durée de
vie.
Le moteur
qui œuvre sous le capot est un V8 développé par Mercedes-AMG et doté
d’une technologie de suralimentation ultramoderne qui garantit un déploiement
de couple et de puissance souverain. Chaque moteur SLR est monté à la main
dans l’usine de moteurs.
Adresse
Internet
Pour obtenir de plus amples informations sur les
produits et les nouveautés
DaimlerChrysler, consultez notre site Internet à l’adresse suivante :
www.media.daimlerchrysler.com
·
L’une
des voitures de courses les plus victorieuses de tous les temps
·
Cinq
doublés en 1955
·
Moteur
8 cylindres essence de 310 ch à injection directe
·
Un
fascinant coupé signé Rudolf Uhlenhaut
·
Rendez-vous
en automne pour le prochain chapitre de la légende SLR
Brescia, début mai 1955. En plein cœur de cette
ville du Nord de l’Italie, la Piazza della Vittoria résonne de vrombissements
de moteurs. Dans quelques minutes seulement, on donnera le départ de la 22ème
Mille Miglia, une course de route légendaire
qui va de Brescia à Rome et retour. 1 600 km environ d'efforts intenses
pour les hommes et les machines. 533 voitures sont inscrites au départ.
Et comme elles s’élancent sur le circuit les unes après les autres, la procédure
s’étale en conséquence : elle prendra dix heures et demie.
Le 1er mai en début de matinée, le
tour des nouvelles Flèches d’Argent de Stuttgart-Untertürkheim arrive enfin.
Juan Manuel Fangio, Stirling Moss, Karl Kling et Hans Herrmann pilotent les
quatre voitures de course Mercedes-Benz 300 SLR
qui fêtent leur première apparition publique en Italie. « Cela va être la course de
Les événements donneront raison à chacun d’eux.
Dès le premier tronçon, entre Brescia et Vérone, Hans Herrmann réalise une
moyenne de 192,23 km/h et à l’étape
de Rome, Stirling Moss mène la course. Un peu plus tard, Kling doit abandonner
à la suite d’un accident et Herrmann déclare forfait après Florence
à cause d’un problème de réservoir. En revanche, « rien ne peut plus
retenir Moss » qui, ainsi que le commente Alfred Neubauer, « risque sa peau...
un vrai cœur de lion. »
Au volant du Mercedes 300 SLR numéro 722, le
Britannique avale les derniers kilomètres qui le séparent encore de la ligne
d’arrivée et remporte la course de 1 000 milles en un temps record de
dix heures, sept minutes et 48 secondes. Avec une vitesse moyenne de 157,65
km/h, Stirling Moss et son copilote Denis Jenkinson entrent dans l’histoire
comme les auteurs des Mille Miglia les plus rapides de tous les temps. Manuel
Fangio arrive en deuxième place.
Quel doublé grandiose pour
Mercedes-Benz et pour le nouveau Mercedes 300 SLR qui ne
pouvait rêver plus beau baptême du feu ! A peine quatre semaines plus
tard, le SLR triomphe à nouveau, cette fois dans la course de l’Eifel :
à la fin du mois de mai, Fangio franchit en vainqueur la ligne d'arrivée du Nürburgring,
tandis que Moss s’assure la deuxième place. En 1955, le Mercedes 300 SLR sera
la voiture la plus victorieuse de la saison :
Course
|
Pays |
Vainqueurs |
|
Mille Miglia |
Italie |
1) 2) Juan Manuel Fangio |
|
Eifel |
Allemagne |
1) Juan Manuel Fangio 2) |
|
GP de Suède |
Suède |
1) Juan Manuel Fangio 2) |
|
Tourist Trophy |
Irlande |
1) 2) Juan Manuel Fangio/Karl
Kling 3) Graf Wolfgang Berghe von Trips/André Simon |
|
Targa Florio |
Italie |
1) 2) Juan Manuel Fangio/Karl
Kling 3) Desmond Titterington/John
Cooper Fitch |
Un huit
cylindres issu de la Formule 1
Le développement de la voiture de course a été pour ainsi dire « parrainé » par un
Mais surtout, le nouveau bolide était beaucoup
plus puissant que son « cadet » au sigle
SL. Il était en effet animé par un huit cylindres essence à injection directe
et double allumage largement inspiré du moteur présent dans le modèle F1 de
1954. Cette Flèche d’Argent, qui portait la désignation interne « W 196 R »,
avait engrangé de nombreuses victoires dans des épreuves de niveau
international : au Grand Prix de France, au Nürburgring, au Grand Prix
d’Italie, sur le circuit de l’Avus à Berlin ainsi qu’au Grand Prix d’Argentine. Elle était apparue en deux
versions de carrosserie différentes, mais toujours sans toit : la
« Monoposto » et la « Stromlinie » (ligne aérodynamique).
Pour les besoins du Mercedes 300 SLR, destiné à
la compétition, les ingénieurs firent passer la cylindrée du 8 cylindres de
Formule 1 de 2,5 à 3,0 l, ce qui permit de porter la puissance à 310 ch
maximum pour un régime de 7 400 tr/min, selon la tubulure d’admission. Le couple maximal de 317 Nm à 5 950 tr/min
garantissait des reprises souveraines. Ce puissant moteur fut implanté
à l’avant dans le sens longitudinal, selon un angle de 33° et alimenté avec
un mélange pauvre en plomb à fort indice
d’octane composé à 65 % d’essence et à 35 % de benzol. Pour certaines
courses, les techniciens ajoutaient de l’alcool afin d’améliorer encore le
rendement du moteur. En règle générale, les voitures de courses
prenaient le départ avec 167 l de carburant et une réserve d’huile de
35 l. Lors de l’édition 1955 des Mille Miglia, Moss et Jenkinson avaient
même 265 l de carburant à bord.
Pour vérifier la résistance
du huit cylindres, les techniciens de Stuttgart le soumirent à
des essais impitoyables. Après avoir été testé sur plus de 10 000 km
à un rythme digne de la course, le moteur passa 32 heures non-stop sur banc
d’essai, sans jamais fléchir.
|
|
Voiture de course (W 196 S) |
|
Année de construction |
1955 |
|
Nombre de cyl./disposition |
8/en ligne |
|
Alésage x course |
78 x 78 mm |
|
Cylindrée |
2 982 cm³ |
|
Puissance maxi |
310 ch à 7 400 tr/min |
|
Couple maxi |
317 Nm à 5 950 tr/min |
|
Poids en ordre de marche |
901 kg |
|
Vitesse maxi |
plus de 300 km/h |
L’expérience justifiait l’effort : lors de
courses d’endurance sur route telles que les Mille
Miglia, le Tourist Trophy ou la Targa Florio, la victoire ou l’échec ne dépendait
pas seulement de la vitesse. Le matériel se devait avant tout d’être
fiable. Pour l’équipe Mercedes,
l’investissement fut payant et le 300 SLR se forgea une formidable réputation
: le moteur, le châssis et la carrosserie de la Flèche d’Argent passaient pour
être pratiquement indestructibles. « L’endurance de la voiture est tout
bonnement incroyable », notera Peter Collins dans son compte rendu après la
victoire dans la Targa Florio, en octobre 1955. « Cette machine de sport
hautement évoluée possède la solidité d’un char et la rapidité de
réaction d’un fauve. Une fabuleuse performance pour la construction
automobile ».
Fils d’un banquier allemand, Rudolf Uhlenhaut
naquit le 15 juillet 1906 à Londres, et
grandit dans un environnement polyglotte. Sa carrière chez Daimler-Benz débuta
en 1931, lorsqu’il entra au service des essais. En 1936, il devint directeur
technique du département sportif, avant d’être nommé ingénieur en
chef et directeur des essais VP en 1949.
Uhlenhaut était un ingénieur qui avait
l’automobile dans le sang ; et il conduisait d’ailleurs à la
perfection. En 1954, par exemple, il frôla, à 3,5 secondes près, le meilleur
temps réalisé par Fangio lors de séances d’essai sur le circuit de
Hockenheim, au volant de la voiture de Formule 1. Toutefois, il
n’envisagea jamais de participer aux courses ; c’était un homme qui maîtrisait
parfaitement les événements en marge des circuits où il fit preuve non
seulement de compétence technique, mais aussi d’un exceptionnel talent
d’improvisation : en 1952, lors de la Carrera Panamericana, le pilote Mercedes John Fitch se plaignit auprès de Rudolf
Uhlenhaut qu’il devait employer trop de force pour freiner le 300 SL.
Uhlenhaut se glissa sous un camion d'assistance, démonta le servofrein, puis le
remonta dans le SL. Fitch était satisfait.
Lorsqu’en 1951, il fut décidé
de construire une nouvelle voiture de sport Mercedes pour les courses sur route,
Rudolf Uhlenhaut fut l’un de ceux qui permit d’atteindre
l’objectif annoncé par le sigle SL (S comme sportif, L comme léger) :
il construisit le léger treillis tubulaire composé de profilés d’acier soudés
qui supportait le moteur, la boîte de
vitesses et les essieux. Pour ce faire, il s’inspira d’une invention éprouvée
dont il était l’auteur, et qui traverse l’histoire du sport automobile
telle une structure porteuse : Uhlenhaut, largement associé aux
victoires des Flèches d’Argent dans les années 1937 à 1939, avait déjà
mis au point, juste après la guerre, des petites voitures de courses avec
moteur à l’arrière dans lesquelles il avait utilisé un large cadre
tubulaire qui convergeait devant le cockpit sous la forme d’une construction
triangulaire particulièrement robuste.
Pour le Mercedes 300 SLR, Rudolf Uhlenhaut fit à
nouveau appel à sa technique de châssis éprouvée.
Non seulement il s’était avéré robuste et sûr, mais il présentait en
outre l’avantage d’être extrêmement léger. L’architecture tubulaire
pesait 50 kg. Ainsi, le biplace complet affichait, dans la version Mille Miglia
de 1955, environ 900 kg lors du pesage, le moteur représentant à lui seul 234
kg.
Afin de conserver un capot aussi plat que possible
au profit de l’aérodynamique, les ingénieurs inclinèrent le huit cylindres
autour de son axe longitudinal. Cette solution particulièrement judicieuse sur
le plan technique entraînait un certain inconfort pour les pilotes : l’arbre
de transmission reliant l’embrayage à la boîte de vitesses, placée derrière
l’essieu arrière, passait à l’oblique sous le siège du pilote. Celui-ci
devait donc actionner les pédales jambes écartées : à droite l’accélérateur et le frein, à gauche, la pédale d’embrayage. Les
pilotes s’habituèrent rapidement à cette nouvelle disposition : les
temps de tour n’étaient-ils pas plus importants que le confort ?
En contrepartie, les ingénieurs développèrent de
nouvelles aides au freinage : après l’assistance antiblocage pour les cas
d’urgence fonctionnant par projection d’huile sur les surfaces des freins,
après le servofrein hydraulique, Mercedes-Benz introduisit en compétition, aux
24 Heures du Mans de juin 1955, un système particulièrement astucieux :
il s’agissait d’un frein aérodynamique placé à l’arrière du Mercedes
300 SLR, et qui pouvait être redressé au moyen d’une pompe hydraulique. Grâce
à sa surface de 0,7 m2, l’aileron en alliage léger produisait un effet
de freinage considérable et améliorait par ailleurs la tenue de route en
virage.
L’idée de ce « frein aérodynamique » était en fait à l’origine celle du directeur des courses, Alfred Neubauer, qui cherchait un moyen d’économiser les freins de roues et les pneumatiques lors d'épreuves d’endurance comme celles du Mans ou
Au milieu de l’année, la
saison 1955 qui avait apporté tant de victoires à Mercedes-Benz fut
brutalement endeuillée
par le tragique accident des 24 Heures du Mans. Non loin de l’accès aux
stands, un Mercedes 300 SLR fit une sortie de piste et s’engouffra à pleine
vitesse dans une tribune. 81 personnes trouvèrent la mort dans cette terrible
catastrophe. Mercedes-Benz rappela toutes ses voitures aux stands et se retira
de la course.
Les SLR de compétition firent une nouvelle
apparition au Grand Prix de Suède, dernière
grande course de la saison 1955. Une deuxième fois, le frein aérodynamique, très
remarqué, prouva son efficacité. Juan Manuel Fangio remporta l’épreuve
avec une vitesse moyenne de 161 km/h.
Egalement présent en Suède, Rudolf Uhlenhaut fit
lui aussi sensation en marge du circuit suédois
de Formule 1, ou plus exactement sa nouvelle « voiture de service »
qu’il présentait pour la première fois. Encouragé par les succès de
l’année 1955, l’ingénieur de Stuttgart
avait eu l’idée, entre deux courses, d’équiper le SLR de compétition, jusqu’alors
ouvert, d’un cockpit fermé pour les courses d’endurance à venir.
Le résultat était là, posté sur ses quatre
roues : un coupé fascinant combinant la technique
de la voiture de course, les portes papillon du 300 SL et des performances routières
encore jamais atteintes par aucun véhicule conçu pour la route : le coupé
biplace avait été chronométré à 290 km/h lors d’un essai réalisé
à 4 h du matin par « Automobil Revue » sur une autoroute des environs de
Munich, bloquée pour l’occasion.
« Nous roulons dans une voiture qui dépasse les véhicules habituels en un peu plus d’une seconde, qui roule à 200 km/h sur une autoroute peu fréquentée comme on se promène, et qui semble se moquer des lois de la force centrifuge, tellement elle est sûre en virage », noteront les essayeurs après un total de 3 500 km, regrettant seulement qu’il s’agisse d’une voiture de sport « que l’on pourra jamais acheter et que d’ailleurs aucun conducteur moyen n’achèterait.
Pour la carrosserie du coupé, les ingénieurs de
Stuttgart utilisèrent de l’élektron, une tôle de magnésium facile à
usiner et encore plus légère que l’aluminium. La cabine ressemblait à un
cockpit d’avion, avec une vitre en demi cercle offrant une faible
résistance à l’air. Comme sur le 300 SLR de course, l’implantation du
moteur du coupé Uhlenhaut obligeait le conducteur assis au volant à écarter
les jambes. Les gros freins à tambour des essieux moteurs étaient repoussés
vers l’intérieur afin de réduire les effets de la route sur ces masses non
suspendues. Enfin, les non-initiés capitulèrent souvent après plusieurs
tentatives pour ouvrir le hayon arrière : c’était le « D »
discret qui servait de levier.
Le moteur dissimulé sous le long capot était le
huit cylindres de la version de course. Il délivrait son couple maxi de 317 Nm
à 5 950 tr/min et développait sa puissance maximale de 310 ch
à 7 400 tr/min.
|
Prototype sport Mercedes-Benz 300 SLR «
coupé
Uhlenhaut » |
|
Année de construction |
1955 |
|
Nombre de cyl./disposition
|
8/en ligne |
|
Alésage x course |
78 x 78 mm |
|
Cylindrée |
2 982 cm³ |
|
Puissance maxi |
310 ch à 7 400 tr/min |
|
Couple maxi |
317 Nm à 5 950 tr/min |
|
Poids en ordre de marche |
1 117 kg |
|
Vitesse maxi |
284 km/h (donnée usine) |
Rudolf Uhlenhaut, qui conduisait habituellement
l’un des coupés, l’évoquera plus tard comme « la voiture de service la
plus rapide que l’entreprise ait jamais construite », ce qui était
certes correct, mais péchait par omission. En effet, partout, le coupé était
assuré de se faire remarquer, car ce n’était pas seulement la voiture la
plus rapide qui soit autorisée à rouler sur route, mais aussi la plus bruyante…
D’ailleurs, elle ne put être immatriculée pour
un usage classique qu’après que Uhlenhaut se fut engagé à emboîter un
silencieux sur les deux tubes de sortie dépassant
du côté droit du véhicule chaque fois qu’il emprunterait la voie publique.
Le dispositif, aussi gros qu’une valise, produisait effectivement
l’effet insonorisant souhaité, mais c’en était fait de l’élégance.
C’est sans doute la raison pour laquelle les photos de l’époque présentent
généralement le coupé Uhlenhaut vu de gauche. Toutefois, cet ajout n’entama
nullement l’enthousiasme des amateurs.
L’ingénieur lui-même était parfaitement convaincu du potentiel de puissance de sa création et de ses aptitudes sur route. D’ailleurs, il courait à l’époque des bruits selon lesquels Uhlenhaut aurait parfois parcouru la section d’autoroute Stuttgart-München en moins d’une heure. Nul doute qu’il faille les prendre au sérieux !
Les adieux au sport automobile
Pourtant, ses espoirs de
donner suite à la série de succès remportés par le Mercedes 300 SLR
avec ce coupé en 1956 furent brutalement freinés : en octobre 1955, après une
fin de saison couronnée par le magnifique doublé de la Targa Florio signé par
les équipes Stirling Moss/ Peter Collins et Juan Manuel Fangio/Karl Kling, le
directoire de Daimler-Benz prit la décision de se retirer de la compétition automobile.
Il n’était nullement prévu de tirer son chapeau au sommet de la victoire,
mais les circonstances de ce retrait était parfaitement palpables : premièrement,
le gouvernement mexicain avait annulé la Carrera Panamericana 1956 pour
des raisons de sécurité, et deuxièmement,
le traumatisme causé par le tragique accident qui s’était produit au Mans le
11 juin 1955 était encore profond. Il apparaissait donc tout à fait approprié
de marquer une pause pour réfléchir sur le devenir du sport automobile. Nul ne
pouvait imaginer que cette pause durerait plusieurs dizaines d’années.
Rudolf Uhlenhaut ne fit rien paraître de sa déception
personnelle suite à la décision prise par son entreprise de se retirer de la
compétition et se montra aussi décidé qu’à l’accoutumée. Toutefois, il
ne parvint pas à préserver son coupé des assauts du temps : le retour de
Mercedes sur la scène du sport automobile se fit par trop attendre. En 1959,
Uhlenhaut fut nommé directeur du développement VP Mercedes-Benz. Jusqu’à sa retraite en 1972, il marqua de son sceau
la technique et le caractère des voitures de la marque à l’étoile.
Il s’éteignit le 8 mai 1989 à près de 83 ans.
Uhlenhaut continue de vivre à travers l’héritage
qu’il nous a laissé. Père de la technique des Flèches d’Argent de Formule
1, des SLR de compétition et co-inventeur du Mercedes 300 SL à portes papillon,
il a offert à une communauté mondiale de fans d’automobiles des véhicules
d’un genre tout à fait exceptionnel. Le « coupé Uhlenhaut » de 1955
restera ancré dans l’histoire des voitures super sport de Mercedes-Benz.
Aujourd’hui encore, pour les spécialistes et les amateurs de sports mécaniques,
le nom de Uhlenhaut reste associé à des performances techniques hors du commun
dans toutes les disciplines, au plaisir de conduire et à la fiabilité.
Sa carrière de pilote de
course dura 15 ans. Selon ses propres indications, il participa à 416 courses
et termina parmi les quatre premiers dans 307 compétitions. A 194
reprises, il franchit la ligne d’arrivée en vainqueur.
Entre 1955 et 1961, il remporta 16 épreuves de Grand Prix comptant pour le
Championnat du monde de Formule 1 des pilotes. Au total, il participa à 66
Grand Prix sur Mercedes-Benz ainsi que sur des véhicules d’autres marques.
Pourtant, Sir Stirling Moss ne fut jamais champion du monde.
Fils d’un chirurgien-dentiste de Westend, à
Londres, il grandit littéralement dans l'odeur des écuries, puisque sa famille
pratiquait activement les sports équestres. A 16 ans, cependant, le jeune
Stirling ne dépensa pas l’argent qu’il avait gagné lors des concours pour
acheter un cheval, mais une voiture de course. Bien que lui-même pilote amateur
(il était arrivé 16ème lors des 500 Miles d’Indianapolis en
1924), Alfred Moss confisqua la voiture de son fils et lui offrit à la place un
vélo. Un bien piètre Ersatz pour cette jeune tête brûlée !
C’est l’ambition qui, en 1953, poussa Moss à
venir frapper à la porte d’Alfred Neubauer, directeur des courses chez
Mercedes-Benz. Mais celui-ci lui conseilla d’acquérir d'abord plus d’expérience
en Grand Prix. C’est ainsi qu’en 1954, Moss arriva dans l’écurie Maserati.
Et voici qu’au Grand Prix de Monza, il distança tous les autres concurrents.
Il ne fut arrêté que par la rupture d’une conduite d’huile qui valut la
victoire à Juan Manuel Fangio sur Mercedes-Benz. Mais désormais, la voie
menant à Untertürkheim était libre pour Moss. Il signa un contrat de pilote
d’usine Mercedes qui couvrait la période du 1er janvier au 12 décembre
1955. A côté de l’Argentin Fangio, l’équipe Mercedes comptait désormais
un deuxième talent étranger.
Si Stirling Moss ne fut jamais sacré champion du
monde de Formule 1, il en fut plusieurs fois à deux doigts : entre 1955 et
1958, il obtint quatre fois le titre de vice-champion,
trois fois derrière Fangio et une fois, en 1958, derrière son compatriote Mike
Hawthorn, avec lequel il n’avait qu’un point d’écart.
1954 GP Argentine
abandon
1955 GP de Buenos Aires
2ème place
Mille Miglia
1ère place
GP de Monaco
abandon
Course de l’Eifel
2ème place
GP de Belgique
2ème place
GP de Hollande
2ème place
GP d’Angleterre
1ère place
GP de Suède
2ème place
Tourist Trophpy
1ère place
GP d’Italie Monza
abandon
Targa Florio
1ère place
Denis Jenkinson : la combinaison du journaliste
Une fois, une seule, on le vit sans la barbe. C’était en 1970 : Jochen Rindt devint
Ses premiers engagements comme reporter sportif,
c’est à bord d’une vieille Fiat 1500 qu’il les honora. Son encyclopédie
des courses trônait sur le siège arrière. Mais bientôt, la machine à écrire
ne lui suffit plus. « Il conduisait tout ce qui avait des roues, et aussi
vite qu’il pouvait », rapporte
un témoin. Des motos, d’abord, et avec beaucoup de succès. C’est ainsi
qu’un 1949, Jenks obtint le titre de champion du monde de side-car comme
passager d’Eric Oliver. Toutefois, le vœu le plus cher du journaliste Denis
Jenkinson était de participer une fois aux Mille Miglia, de vivre la course de
près et d’écrire sur elle. « Mais seulement aux côtés de Stirling
Moss. Lui seul, et personne d’autre », soulignait-il.
Son heure arrive en 1955 :
Jenks est copilote de Stirling Moss à bord du Mercedes-Benz
300 SLR de compétition portant le numéro de départ 722. Lors de sa préparation
aux Mille Miglia, Jenkinson avait noté le moindre détail du
trajet, collines, virages et ponts, sur un rouleau de papier qu’il
avait mis dans une boîte étanche. Un fois déroulé, ce carnet de route, ou «
rouleau de papier toilette » (selon sa propre expression), faisait une
longueur de 4,72 m. Durant la conduite, Jenks communiquait avec Moss par
signes. Les deux hommes étaient terriblement ambitieux : Moss voulait par
exemple relier Florence à Bologne en moins d’une heure. Les deux Britanniques
coururent finalement l’étape en une heure et une minute.
La victoire grandiose aux Mille Miglia de 1955,
dans un temps record de dix heures, sept minutes et 48 secondes, fut aussi le
fait du petit homme à la barbe caractéristique. A la suite de cette glorieuse
victoire, Jenks lui-même resta fidèle à son
pilote Stirling Moss dont il fut le copilote deux fois aux Mille Miglia . Après
que Mercedes-Benz se fut retiré du sport automobile en 1955, le duo courut
encore à deux reprises pour Maserati avant l’arrêt des « 1 000
milles » italiens en 1957.
En 1995, il exprima son étonnement lors de la célébration
du 40ème anniversaire des Mille Miglia à Goodwood. « Pourquoi
quarante ? », fit-il remarquer d’un ton bourru.
« Si nous ne pouvons pas attendre jusqu’à cent, faisons-le au moins
jusqu’à cinquante. » Malheureusement, il ne devait plus vivre ce
jubilée. A sa mort en novembre 1996, Stirling Moss en personne écrivit : « Le monde du
sport automobile vient de perdre quelqu’un de très spécial.»
1955 Mille Miglia
1ère place (comme copilote de Stirling Moss)
Le pilote de
course américain John Cooper Fitch est un cas particulier de transmission génétique
: l’un de ses ancêtres directs, un ingénieur du même nom (1743–1798), est
considéré comme l’inventeur du navire à vapeur. Cette innovation fut l’un
des déclencheurs de la révolution économique qui se joua sur les mers
du globe dans le courant du 18ème siècle. Elevé à proximité immédiate
d’Indianapolis, capitale américaine des sports mécaniques, le descendant de cette
homme illustre commença lui-même très tôt à mettre la pression.
En 1948, John Cooper Fitch ouvrit une représentation de voitures de sport MG à White Plains, dans l’Etat de New York. Deux ans plus tard, il construisit une voiture de course à partir d’un châssis de Fiat 1100 et d’un moteur Ford : le modèle B Fitch était né. Sur les 13 courses auxquelles il participa en 1951, Fitch engrangea dix victoires par catégorie et six victoires au classement général, et remporta le championnat
En 1955, Fitch arriva en cinquième position aux
Mille Miglia sur un 300 SLR de compétition. La même année, il remporta le
Tourist Trophy à bord d’un SLR. Cette victoire acquise comme copilote de
Stirling Moss restera l’un de ses plus grands triomphes. Après la fin de
l’engagement de Mercedes-Benz en compétition au mois d’octobre 1955, Fitch
entra comme designer chez le constructeur américain Chevrolet.
1955 Mille Miglia
5ème place
Tourist Trophy
1ère place (comme copilote de Stirling Moss)
Targa Florio 4ème place
Avant sa carrière officielle de pilote de course,
Hans Herrmann, originaire de Stuttgart, fit d’abord preuve d’endurance et de
combativité ailleurs que sur la route : après son apprentissage comme
confiseur, il entreprit en 1952 d’ouvrir son
propre restaurant salon de thé dans sa ville natale. Toutefois, les
contraventions pour vitesse excessive s’accumulant dans son laboratoire,
Hans Herrmann décida de faire de sa passion un métier et passa dans le camp
des professionnels de la vitesse.
Son premier engagement en série lors de la course
d’hiver de la Hesse de1952, sur une Porsche 356, se termina en fiasco,
Herrmann accumulant les fautes de parcours. Mais dès le départ suivant, lors
du tour d’Allemagne de l’ADAC organisé en avril 1952, il remporta une
victoire dans sa catégorie. Attentif au succès de ce Souabe particulièrement
persévérant, le directeur des courses Mercedes, Alfred Neubauer, l’invita
durant l’automne 1953 à participer à un stage de pilotage sur le circuit du
Nürburgring. C’est lors de ce concours de pilotes espoirs qu’au volant
d’un Mercedes 300 SL, Hans Herrmann obtint son ticket pour l’écurie
d’usine Mercedes.
Sa première épreuve de Formule 1, Herrmann la
courut en juillet 1954, lors du Grand
Prix de France, à Reims, mais il ne put la terminer en raison d’un problème
de moteur. Un an plus tard, le Stuttgartois fut de nouveau frappé de malchance
lorsque sa voiture de Formule 1 heurta à pleine vitesse une glissière de sécurité
au Grand Prix de Monaco. Toujours en 1955, Herrmann dut abandonner la célèbre
course des Mille Miglia pour une panne de réservoir.
Hans Herrmann abandonna sa carrière sportive à
l’âge de 42 ans, non sans avoir connu la gloire : le 14 juin 1970, il
remportait les 24 Heures du Mans sur Porsche.
Chronique
des épreuves courues sur Mercedes par Hans Herrmann
1954 GP d’Allemagne
abandon
GP d’Italie
4ème place
GP de Berlin
3ème place
GP d’Espagne
abandon
1955 GP d’Argentine
4ème place
GP de Buenos Aires abandon
Mille Miglia
abandon
Voiture
de course Mercedes-Benz 300 SLR
(W 196
S,1955)
Moteur
|
Nombre de cyl./disposition |
|
8/en ligne |
|
Cylindrée |
cm3 |
2 982 |
|
Alésage x course |
Mm |
78 x 78 |
|
Puissance nominale |
kW/ch |
228/310 à 7 400 tr/min |
|
Puissance continue |
kW/ch |
203/276 |
|
Couple nominal |
Nm |
317 à 5 950 tr/min |
|
Régime maxi |
tr/min |
7 800 |
|
Compression |
|
9,0 : 1 |
|
Préparation du mélange |
|
Injection d’essence à régulation mécanique |
Transmission
|
Boîte de vitesses |
|
Mécanique à 5 rapports |
|
Embrayage |
|
Monodisque à sec |
|
Démultiplications |
Rapp. Pont 1ère 2ème 3ème 4ème 5ème |
2,22 2,67 1,75 1,43
1,07 0,83 |
Train de
roulement
|
Essieu avant |
Doubles bras transversaux, ressorts à barre de torsion,
amortisseurs télescopiques |
|
Essieu arrière |
Essieu oscillant autodirecteur, ressorts à barre de
torsion longitudinaux, amortisseurs télescopiques |
|
Freinage |
Double circuit de freinage hydraulique, freins duplex à
tambour à l’avant (diamètre : 350 mm) et à l’arrière (diamètre
: 275 mm), avec tambours Alfin à turbo-refroidissement |
|
Direction |
Direction à vis sans fin |
|
Pneumatiques |
Avant : 6,0
x 16 ; arrière : 7,0 x 16 |
Dimensions et
poids
|
Empattement |
Mm |
2 370 |
|
Voie avant/arrière |
Mm |
1 330/1 380 |
|
Longueur hors tout |
Mm |
4 300 |
|
Largeur hors tout |
Mm |
1 740 |
|
Hauteur hors tout |
Mm |
1 100 |
|
Poids en ordre de marche |
Kg |
901 |
|
Capacité du réservoir |
L |
Jusqu’à 265 |
Performances
et consommation
|
Vitesse maxi |
km/h |
Plus de 300 |
|
Consommation de carburant |
l/100 km |
30 – 40 |
Prototype
sport Mercedes-Benz 300 SLR
(« coupé
Uhlenhaut »,1955)
Moteur
|
Nombre de cyl./disposition |
|
8/en ligne |
|
Cylindrée |
cm3 |
2 982 |
|
Alésage x course |
Mm |
78 x 78 |
|
Puissance nominale |
kW/ch |
228/310 à 7 400 tr/min |
|
Puissance continue |
kW/ch |
203/276 |
|
Couple nominal |
Nm |
317 à 5 950 tr/min |
|
Régime maxi |
tr/min |
7 800 |
|
Compression |
|
9,0 : 1 |
|
Préparation du mélange |
|
Injection d’essence à régulation mécanique |
Transmission
|
Boîte de vitesses |
|
Mécanique à 5 rapports |
|
Embrayage |
|
Monodisque à sec |
|
Démultiplications |
Rapp. Pont
1ère 2ème 3ème 4ème 5ème |
2,41 ou 2,62 ou 2,31 2,67 1,75 1,43 1,07 0,83 |
Train de
roulement
|
Essieu avant |
Doubles bras transversaux, ressorts à barre de torsion,
amortisseurs télescopiques |
|
Essieu arrière |
Essieu oscillant autodirecteur, ressorts à barre de
torsion longitudinaux, amortisseurs télescopiques |
|
Freinage |
Double circuit de freinage hydraulique, freins duplex à
tambour à l’avant (diamètre : 350 mm) et à l’arrière (diamètre
: 275 mm), avec tambours Alfin à turbo-refroidissement |
|
Direction |
Direction à vis sans fin |
|
Pneumatiques |
Avant : 6,0
x 16 ; arrière : 7,0 x 16 |
Dimensions et
poids
|
Empattement |
Mm |
2 370 |
|
Voie avant/arrière |
Mm |
1 330/1 380 |
|
Longueur hors tout |
Mm |
4 350 |
|
Largeur hors tout |
Mm |
1 750 |
|
Hauteur hors tout |
Mm |
1 210 |
|
Poids en ordre de marche |
Kg |
1 117 |
|
Capacité du réservoir |
L |
155 |
Performances
et consommation
|
Vitesse maxi |
km/h |
284 |
|
Consommation de carburant |
l/100 km |
Env. 30 |
apparitions publiques
de la légendaire Flèche d’Argent portant le numéro de départ 722
Même en 2003, le vainqueur des Mille Miglia de
1955 peut encore être admiré lors d’événements sportifs et historiques :
Ø
du 23 au 25 mai
Brescia (Italie) : Mille Miglia Storico
Ø
du 11 au 13 juillet
Goodwood (GB) : « Festival of Speed »
Ø
3 août
Hockenheim (Allemagne) : course de Formule 1